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Conférences du 1 er mai 2017 au Musée


Outil anciens, ustensiles domestiques et autres objets de la vie quotidienne, poids et mesures, métiers traditionnels, art populaire… Au fil des ans l’éventail des thèmes abordés dans les conférences organisées par LADO à l’occasion de la Foire à l’outil du 1er mai s’est largement ouvert.
Cette année, le premier des thèmes choisis concerne évidemment les collectionneurs de poids anciens mais aussi les curieux qui, dans des brocantes ou sur Internet, se posent des questions face à ces curieux poids emboîtés dont l’appellation correcte est "pile à godets"et non pas "piles de Charlemagne" comme cela se constate malheureusement trop souvent…Le second thème devrait avoir un impact sur un nombre beaucoup plus élevé de personnes qui viennent chiner à Bièvres, puisqu’il s’agit de la boulimie dans la constitution des collections, un travers particulièrement répandu lorsque celles ci portent sur des objets "uniques", non catalogués comme les productions d’ l’art populaire et la plupart des outils anciens.

A 14 h 15 : "Les piles à godets, des étalons et des poids sous le signe du prestige et de la qualité"
 par Michel Heitzler

A 16 h 15 : "Outils et art populaire, de l’accumulation à la collection".
 par ThierryCoudert 

Chacune de ces conférences durera entre 1 h et 1 h 30 et se tiendra au Musée, place de l’église (et non plus, comme les années précédentes, dans la grande salle de la "Grange aux Fraises").
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 Michel Heitzler 

Ingénieur de formation mais passionné d’Histoire, Michel HEITZLER s’est mis à collectionner les outils anciens il y a trois décennies avant de se tourner vers les balances puis vers les poids quelques années plus tard. Comme il est impossible de s’intéresser aux poids et mesures sans disposer d’une solide documentation, il a rapidement adhéré à une demi-douzaine d’associations ou de "sociétés savantes" qui se consacrent à ce domaine tant en France qu’à l’étranger. Il collabore ponctuellement aux bulletins de quelques-unes d’entre elles et a écrit avec Roger Verdier un ouvrage en plusieurs tomes traitant du sujet. Depuis quelques années il a donné régulièrement à Bièvres, à St-Nectaire et en quelques autres occasions, des conférences sur les objets anciens qui ont servi à mesurer et à peser, considérés sous l’angle de l’Histoire, de la métrologie et de la technique.

Commentaire photos / conférence

Photo-MH : Trombinoscope (nouvelle photo)
Galerie de photos pour le site
Modèle (A) : Pile gallo-romaine
Modèle (B) : Pile médiévale (antérieure au XIVe s )
Modèle (C) : Pile-étalon de France, 50 marcs de Paris (milieu XVe s.)
Modèle (D) : Pile de Nuremberg, in Encyclopédie (Allemagne / France, XVIIIe s.)
Modèle (E) : Pile de Nuremberg, 4 livres poids de marc (Allemagne / France, XVIIIe s.)
Modèle (F) : Pile italienne ( XVIIIe s.)
Modèle (G) : Pile métrique / "usuelle", 500 g / 1 livre (France, 1812 à 1839)
Modèle (H) : Pile russe ( XIXe s.)

Sujet de la conférence

Pendant près de deux millénaires, certains poids de ce type ont servi pour la pesée de marchandises coûteuses et d’autres ont joué le rôle d’étalons de premier rang. Difficiles à fabriquer mais pratiques à transporter , ils ont été remplacés dès l’avènement du Système métrique dans leur fonction d’étalons par des modèles plus simples et moins onéreux, et également abandonnés comme poids de commerce au début du XXe siècle. Proposés assez fréquemment tant sur les brocantes que via Internet, ils intriguent et fascinent les curieux par leur sophistication. En détaillant l’histoire et la technique de fabrication de ces objets, cette conférence ambitionne de fournir des repères pour y voir plus clair dans cette catégorie de poids et éviter aux amateurs d’être victimes des copies plus ou moins récentes (parfois soignées) qui abondent.

Thierry Coudert 

Thierry COUDERT, passionné par les techniques du travail à l’ancienne, ébéniste restaurateur de formation, se consacre également à la restauration d ’objets d’art populaire et d ’outils anciens dans le cadre de l’atelier spécialisé qu’il a fondé, "La main qui pense". Sa connaissance des outils et des objets d’art populaire s’appuie ainsi largement sur cette expérience pratique, tant il est nécessaire de comprendre comment la matière est travaillée pour comprendre l’objet. Le désir de partager cette passion l’a amené à ouvrir un commerce spécialisé en "objets de savoir faire" et, pour aller plus loin, à mener une activité de consultant et de conférencier dans ce domaine. Dorénavant, il est également expert auprès de la CSFESA
Présent comme marchand professionnel sur notre foire depuis de nombreuses années, il a déjà donné plusieurs conférences sur les outils et l’art populaire, en particulier à Bièvres et à St Nectaire.
Commentaire photos / conférence

Photo-TC : Trombinoscope (identique aux années précédentes)
Quelques haches :

Sujet de la conférence 

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Dans l’enthousiasme de la découverte d’un nouveau domaine de collection, lequel d’entre nous n’a pas cédé à une boulimie d’acquisitions pour des outils, des ustensiles ou des instruments qui, des années plus tard, gisent entassés dans une cave ou un grenier ?
Pourquoi avoir accumulé tant d’exemplaires quasi-identiques ou qui ne différent au mieux que par quelques détails ? Par curiosité et par besoin d’embrasser toutes les variantes dans un type donné ? Parce que d’autres exemplaires plus séduisants ont supplanté les premières acquisitions, en particulier les pièces dépareillées ? Parce qu’il a fallu parfois acheter un lot pour obtenir l’exemplaire prestigieux tant convoité ? La réponse tient souvent à plusieurs de ces raisons …
Au bout de quelques décennies, le collectionneur averti se doit de porter un regard critique sur les objets qu’il a rassemblés. D’autant que, bien souvent la place finit par lui manquer et les fonds aussi. Certaines parties de sa collection ne peuvent plus évoluer, tant les pièces manquantes sont difficiles à trouver. Son intérêt pour diverses branches s’est émoussé tandis que pour d’autres l’exhaustivité s’est révélée utopique. Et bien souvent, ses proches ne considèrent sa passion que comme une manie encombrante et dispendieuse…
Réfléchir à la signification précise de sa collection constitue la démarche préalable qui permet de l’élaguer sans regrets, de la parfaire et de la recentrer en l’orientant vers des domaines bien définis.
Certaines des pièces ainsi écartées pourront faire le bonheur d’autres collectionneurs, y compris certaines de celles qui avaient été reléguées "dans les réserves". A condition que leur détenteur porte un regard lucide sur leur valeur marchande actuelle, vaste question qui sort du champ de cette conférence. Car ceci est une autre histoire…